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RLS feat. Sandra Godoy – Festa

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RLS (Aka Cédric Lorrain), DJ, producteur et créateur des célèbres soirées Glam As You à l’Elysée Montmartre est connu à l’international par ses collaborations fructueuses : Kylie Minogue dont il fut le premier français à la remixer officiellement, les Black Eyed Peas & Justin Timberlake, Shakira, Britney Spears, Cunnie Williams, Enrique Iglesias, t.A.T.u ou Yves Larock…

RLS, d’une personnalité très positive et énergique, mêle ses sets (diffusés sur de nombreuses radios françaises et internationales) avec ses influences pumping, latin house, garage vocale, venues tout droit de Franckie Knuckles, David Morales, Offernissim, Freemasons, Digital Dog ou Motoblanco.

RLS a décidé de collaborer avec la chanteuse brésilienne Sandra Godoy, amie de Salomé de Bahia. Sandra a notamment assuré les premières parties des concerts de Jimmy Cliff, Zizi Possi, Jair Rodrigues, Caetano Veloso…

Le single issu de cette collaboration s’appelle “Festa”, un mélange entre son latino, electro – pop au gimmick imparable dont les paroles sont une ôde à la beauté du Brésil.

Découvrez le clip :

Jay

Le père de mes enfants

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Le pere de mes enfants - Pyramide DistributionLes premières minutes de ce premier film de Mia Hansen-Løve nous plongent dans le quotidien de Grégoire Canvel, un homme pressé. Un téléphone en permanence à l’oreille, parfois deux, il court d’un rendez-vous à un autre, grimpe dans sa voiture, s’en grille une en traversant un arrondissement, fait un saut au bureau, continue une conversation, règle un problème, rassure une assistante, rappelle un auteur, s’en rallume une, prend la route, le téléphone toujours collé à l’oreille.

Voilà ce qu’est la vie de ce producteur de cinéma, qui tente de maintenir sa boîte la tête hors de l’eau. Dans un marché difficile, Moon Films fait le choix de réalisateurs originaux, pour un catalogue de films d’auteurs dont le succès commercial ne sont pas franchement au rendez-vous. Au travers Grégoire, on découvre la vie d’un homme passionné par son milieu, mais également la réalité de la production d’un film : les caprices du réalisateur, des acteurs, les retards, les factures, les banques qui rechignent à soutenir, et les dettes qui s’accumulent.

Pour autant que Canvel soit un être chaleureux et dynamique, viendra un moment ou la pression sera trop forte, et l’homme jusque là radieux, investisseur confiant, père et mari aimant, finira par plier et par disparaître, laissant derrière lui l’incompréhension, un deuil difficile et des dettes. Sa femme se battra alors pour boucler les budgets de ses derniers projets, et accorder une belle sortie à Moon Films.

Difficile d’expliquer précisément l’engouement qu’à suscité Le père de mes enfants, qui malgré un synopsis assez sombre reste un film éminemment coloré, heureux, laissant rapidement le malheur disparaître au profit de la détermination et des projets. Louis-Do de Lencquesaing porte littéralement toute la première partie du film, dans un rôle de producteur à l’allure aristo-moderne qui est délectable et mérite d’être salué, avant de laisser la place à Chiara Caselli et Alice de Lencquesaing, qui reprennent le flambeau de la seconde partie, se révélant à la fois femmes blessées et femmes fortes. Pour son deuxième long métrage, la jeune réalisatrice signe un film délicieux qu’on conseille sans demi-mesure.

Brice

Le père de mes enfants, de Mia Hansen-Løve. Avec Louis-Do de Lencquesaing, Chiara Caselli, Alice de Lencquesaing, Eric Elmosnino, … Sortie le 16 décembre 2009. 1h50.

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Heartbreak Hotel – Snake Eyes

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Bienvenue au Heartbreak Hotel, où toutes les âmes solitaires peuvent trouver un peu de réconfort.

C’est en référence évidente à la ballade crépusculaire d’Elvis Presley que le duo formé par Yarol Poupaud (FFF, Bazbaz Orchestra…) et Nikola Acin (The Hellboys) a trouvé son nom. Et c’est au nom de leur amour commun pour la country, la folk, le rockabilly et le blues qu’ils ont uni leurs forces et rangé les guitares électriques, dans un projet qui a pris forme de façon organique et imprévue. Quand il a fallu en définir le genre, il a été conclu que l’on pouvait le résumer en une phrase : sentimental country & cowboy blues.

Le partenariat entre Yarol et les Hellboys dure depuis quelques années déjà, Yarol ayant produit leur premier EP puis l’album “Mutant Love” et régulièrement joué des claviers avec eux. Mais en 2005, c’est armé de sa guitare acoustique et d’un harmonica que Nikola s’est invité dans la cuisine de Yarol pour enregistrer les premiers morceaux qui composeront “Snake Eyes”.

Inspiré, Yarol s’est emparé d’instruments dont il n’avait jusqu’alors pas eu la maitrise, comme le banjo, la mandoline ou l’accordéon et le disque a lentement pris forme durant de longues séances nocturnes au coin de la table. Loin de la veine sarcastique des chansons des Hellboys, ces chansons parlent d’amour comme sur “O Caroline”, de désir sur “Whisper”, de trahison dans “Snake eyes” et de rupture comme sur “La Veille”.

Humblement, Yarol et Nikola tentent ainsi, en anglais autant qu’en français, d’explorer le territoire musical déjà éclairci par leurs héros Hank Williams ou Patsy Cline, en essayant de trouver dans cette tradition leur propre voie.

L’album sort accompagné d’un DVD de clips illustrant les titres de l’album qui fut si cher au coeur de son fondateur et parolier, Nikola Acin, disparu trop tôt vers le paradis des cow-boys.

Jay

Snake Eyes, de Heartbreak Hotel. Disponible dans les bacs depuis le 12 octobre 2009, 11 titres. A découvrir sur http://www.myspace.com/heartbreakhotelmusic.

Loup, y es-tu ?

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Janine Boissard - Loup y es tuDans la vie d’une femme fragile, éprouvée par la vie, mieux vaut ne pas trop créer de secousses. Pourtant, et alors qu’elle pensait poursuivre son quotidien dans une routine rassurante, Manon verra sa quiétude voler en éclat quand, rentrant de l’enregistrement de son émission de télé, elle trouvera un petit garçon sur son palier, ainsi qu’un curieux appel téléphonique la suppliant dans un français approximatif de sauver l’enfant. Un enfant qui est, elle n’en a aucun doute, l’enfant de sa soeur. Morte quelques années plus tôt dans un incendie en Italie, alors qu’elle avait totalement coupé les liens avec ses parents.

Protégée par ses deux mères de substitution, Vic et Armelle, un couple de lesbiennes sémillantes qui la managent et la chouchoutent comme jamais son père autoritaire et sa mère soumise n’ont su le faire. Aidée de ses deux mamans et d’un ex, un avocat, elle devra replonger dans le passé afin de comprendre d’où vient ce petit garçon aux yeux pétillants et de quel danger elle doit le protéger.

Epaulée par un ancien journaliste reconverti en détective suite à un attentat l’ayant laissé handicapé, elle devra affronter son père et les secrets de famille pour en apprendre plus sur la mort de sa soeur, qu’elle ne tardera pas à découvrir suspecte. D’autant plus qu’au moment de sa mort, cette dernière fréquentait un des caïds de la mafia locale…

“Loup, y es-tu” fait penser d’emblée aux romans “à la mode” que les Marc Lévy, Guillaume Musso et Harlan Coben publient de manière régulière. Pas qu’il soit dénué de qualités littéraires, puisque la lecture est très plaisante, mais c’est plus dans la construction de l’intrigue que les similarités sont les plus manifestes, avec cette manie du “thriller light” de fouiller dans les morts familiales du passé pour remettre en avant le spectre du “mais est-elle vraiment morte ?” et “mais que s’est-il passé il y a X années ?”. Pour autant, la plume de Janine Boissard sait maintenir le lecteur alerte et intrigué, et malgré quelques raccourcis et passages attendus, réussi à nous mener jusqu’à un plaisir de lecture qu’on ne retrouve systématiquement dans les ouvrages du genre.

Brice

Loup, y es-tu de Janine Boissard. Publié chez Robert Laffont en octobre 2009, collection Best Sellers. 328 pages. 20€.

Zee Avi

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Internet nous offre encore une fois une nouvelle découverte musicale ! Zee Avi, 23 ans est originaire de l’île de Bornéo et a depuis toute petite la musique dans le sang, avec notamment un grand père jouant de multiples instruments.

Ce petit bout de femme, qui a appris la guitare dans sa chambre, décide de jouer un morceau et de le mettre en ligne sur YouTube. Kris Rowley, un auteur compositeur britannique possédant plein d’amis sur YouTube sous le nom de Zzzzzzzzap, tombe sous le charme et se met à poster ses vidéos sur son site, apportant un nombre considérable de commentaires positifs.

La veille de son 22ème anniversaire, Zee dépose ce qu’elle déclare être sa “dernière vidéo”, une chanson de vacances intitulée “No Christmas for Me” qui engrange plus de 3000 commentaires, dont une proposition de label. En effet, Ian Montone, qui a découvert le clip sur YouTube par le biais de Patrick Keeler, le batteur des Raconteurs, lui fait une offre de contrat sur Monotone, label de référence qui a notamment signé les White Stripes, M.I.A., Vampire Weekend, ou encore Cold War Kids et les Crookers.

Début du conte de fées, avion pour Los Angeles, et enregistrement de son premier album avec le producteur Robert Carranza. Sa chanson “No Christmas for Me” figure alors sur un album caritatif, intitulé This Warm December, A Brushfire Holiday, Vol. 1. qui sort à l’occasion des fêtes de Noël.
Riche d’une myriade d’influences éclectiques allant de Cat Power, Regina Spektor, Leonard Cohen ou Tom Waits jusqu’aux grandes chanteuses de jazz que sont Billie Holiday et Ella Fitzgerald et aux classiques du Velvet Underground et Led Zeppelin, cette jeune femme qui se décrit comme “profondément amoureuse du rock” relate, avec une pointe d’espoir et d’optimisme, des histoires d’amour sombres et douces-amères.

Du scat sensuel de “Honey Bee” à la voluptueuse chanson de rupture “Is This the End”, qui n’est pas sans évoquer “Is That All There Is” de Peggy Lee, Zee espère trouver l’amour mais non sans en ignorer les dangers. Les chansons du premier album de Zee Avi, pleines de regrets et de déceptions, mais avec une sensibilité profonde et espiègle, expriment le désir d’appartenance d’une outsider et son espoir d’évolution.

“Just You and Me”, sa première composition au ukulele, a un feeling jazz swing New Orleans des années 20. La guitare acoustique basique de “Story of” est soulignée par une production évoquant Brian Eno, tandis que “Poppy” est un morceau autobiographique “dans lequel j’ai pris quelques libertés poétiques” explique l’artiste, qui revient sur la fin d’une liaison de deux ans.

“Mes chansons sont assez sombres,” confie Zee. “La plupart évoquent les réalités des histoires d’amour, elles me servent d’exutoire pour évacuer mes émotions.” Alors qu’elle n’avait guère que quelques expériences de la scène à Kuala Lumpur, Zee est apparue en janvier dans From the Basement, la série britannique où l’on a notamment vu Thom Yorke de Radiohead, Damien Rice, les White Stripes et les Shins.

De la Malaisie à Los Angeles, Zee Avi profite pleinement de son magnifique voyage et espère bien embarquer des passagers à bord. “Je me pince encore parfois” lance-t-elle, “mes parents m’ont toujours dit qu’il était important de garder les pieds sur terre. Je suis ravie mais en même temps je veux juste crever le plafond. J’ai vraiment eu beaucoup de chance de pouvoir travailler avec des gens vraiment extraordinaires.”

Jay

Zee Avi, disponible dans les bacs depuis le 2 novembre 2009, 12 titres, Barclay. A découvrir sur http://www.myspace.com/zeeavi.

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