Ken Follett - Un monde sans fin - © 2009 Robert LaffontVoici enfin le nouveau roman tant attendu de Ken Follett. A l’instar de son précédent roman Les piliers de la terre (1990),  Ken Follett nous replonge avec Un monde sans fin dans une Angleterre moyenâgeuse, sombre, en proie à la guerre, aux famines et surtout à la très redoutée peste noire.

En 1327, quatre enfants sont témoins d’un meurtre de soldats au milieu de la forêt domaniale de Kingsbridge. Une lettre en est la cause. Que contient cette lettre ? Pourquoi un chevalier tue deux soldats de la couronne à ses trousses ? Le secret dévoilé pourrait remettre en question la couronne d’Angleterre. Cet évènement liera le chevalier et les quatre enfants à tout jamais.

Au début de ce que nous appellerons plus tard la guerre de 100 ans, chacun va devoir se battre pour faire sa place. Que les puissants aient tout pouvoir sur le peuple n’est qu’une difficulté parmi tant d’autres pour que chacun accomplisse son destin en ces temps troublés.

Quel plaisir, de retrouver le bourg de Kingsbridge dont l’édification nous avait été conté avec brio dans Les piliers de la terre. Tous les ingrédients sont présents pour un grand roman d’aventure ; l’injustice, l’amour, les ambitions personnelles, l’ironie du sort… C’est avec une plume de conteur talentueux que Ken Follett nous fait traverser ce nouvel opus comme un rêve. Ces quelques 1300 pages passent à l’allure d’un cavalier lancé au galop. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’avoir lu Les piliers de la terre pour apprécier à son juste niveau Un monde sans fin. En effet, les aventures des premiers habitants de Kingsbridge sont de celles que l’on se raconte désormais au coin du feu telles des légendes de l’ancien temps. Il est même fort possible que ce nouvel épisode vous invite à découvrir avec un plaisir non dissimulé ce précédent roman comme un retour à l’origine.

Au travers d’une petite vingtaine de romans, Ken Follett a su capter un électorat hétéroclite. Il est tout autant capable de nous emmener en voyage à travers l’Histoire, de nous placer au coeur d’une sombre affaire d’espionnage, de nous faire vivre les aventures de résistantes durant la seconde guerre ou encore nous plonger dans les mystères de la gémellité. Et invariablement, avec la même passion et une connaissance solide de son sujet.

Merci M. Follett pour ces heures de plaisir !

Chris

Un monde sans fin, de Ken Follett. Traduit de l’anglais par Viviane Mikhalkov, Leslie Boitelle et Hannah Pascal. Publié aux éditions Robert Laffont en octobre 2008. 1296 pages. 24€90.