
De cet assez long pamphlet cinématographique de plus de deux heures, à charge contre les conséquences du capitalisme aveugle américain, on ressort avec une envie de tout casser, poussé par le sentiment d’injustice auquel le film à donné des ailes, pour en faire le terreau de la révolution.
Michael Moore réussit une fois de plus à poser sa caméra là où les médias traditionnels ne la posent plus depuis longtemps, pour diverses raisons. Toquant aux portes de tout le monde, il n’obtient en général que des réponses de ceux qui n’ont rien à cacher, et les services de sécurité pour les autres.
Cette fois-ci, c’est la fameuse “crise économique” qui titille le fouineur un peu costaud. A qui profite le crime, s’interroge-t-il ? Pourquoi -et comment- les banques ont tenté de taper une dernière fois dans la caisse avant l’élection d’Obama ? Comment est-ce possible que les américains les plus pauvres se fassent expulser manu-militari de leur maison, au profit de leur banque, alors que ce sont leurs impôts qui ont payé les quelques 700 milliards de dollars offerts quasiment sans condition par le gouvernement Bush et son administration fiscale afin de les sauver ?
Pointant les aberrations d’un système creusant de plus en plus l’écart entre les riches et les pauvres, au point que tout devienne source de revenu, Michael Moore tape du poing sur la table et invite le spectateur à un grand élan de révolution. Une goutte d’eau dans l’océan ?
Brice
Capitalism : A love story, de Michael Moore. Sortie le 25 novembre 2009. 2h02.


