Clones - © Walt Disney Studios Motion Pictures FranceJ’avais vu venir le coup du film d’anticipation moraliste au possible, et ma foi je suis assez content d’avoir vu juste ! Par exemple si vous avez déjà vu I,Robot, Ultimate Game et Minority Report, vous allez complètement vous y retrouver dans Clones, qui n’apportera franchement rien de nouveau.

Dans le futur, les humains ne seront pas devenus obèses comme le pensait Wall-E, mais ils seront devenus agoraphobes, leurs muscles seront atrophiés et ils feront des escarres dans des superbes fauteuils, installés bien au chaud dans leur chambre, tandis qu’un robot façonné à leur image (parfois pas du tout) évoluera dans le monde à leur place.

Comme dans Ultimate Game, on a droit à l’obèse écœurant dont le clone est une belle blonde à la plastique de rêve qui se fait cyber enfiler par d’autres clones. On notera d’ailleurs cette manie terrible du cinéma à transformer les obèses en homosexuels refoulés. Ca suffit ! On n’a jamais vu Demis Roussos à la Gay Pride !

Bref, les clones (jeunes et beaux) peuplent donc les rues, tandis que les humains vivent tous en peignoir chez eux, quand ils se lèvent de leur fauteuil. Certains humains refusent d’utiliser ces clones, mais pour une raison scénaristique qui m’est inconnue, plutôt que d’en faire des gens normaux, on les a transformés en alter-mondialistes vivant reclus dans des camps sur lesquels les clones (et on va dire plus largement la police et l’armée) n’ont pas de droit par convention. A l’intérieur, c’est un peu Banlieue 13, si je devais illustrer.

Un jour c’est le drame. Un clone est grillé par une arme qui balance sorte d’onde électrique (ça fait penser au Tas**, si vous voyez à quoi je fais référence), sauf que, cas original : ça tue son opérateur en lui liquéfiant le cerveau. Le drame c’est qu’avec l’arrivée des clones, comme dans Minority Report et I,Robot, la criminalité était un concept presque caduque.

Bruce Willis s’occupe donc de l’enquête, qui le plongera au coeur de LA compagnie qui s’est remplie les poches grâce aux clones. Tout ça est étroitement lié au scientifique qui a tout inventé, le Dr Lionel Canter. Et ce qui est d’autant plus drôle, c’est que l’acteur qui l’interprète, James Cromwell, était le Dr Alfred Lanning, qui avait déjà inventé les mêmes robots dans… I,Robot ! Le monde est petit.

Pour faire simple, euh, Bruce Willis a de gros problèmes de couple, a un patron totalement corrompu, et galère dans son enquête au pays des clones, surtout depuis que le sien s’est fait dépecer par les humains, et qu’il est obligé de sortir dans la vraie vie pour poursuivre son enquête.

Ce n’est pas que le film soit ennuyant, mais si vous avez déjà vu les titres précemment cités, vous avez déjà vu 99% de Clones. Ajoutez une photo de Bruce Willis avec 10 ans de moins et du fond de teint, et voilà, vous aurez Clones.

Brice

Clones, de Jonathan Mostow. Avec Bruce Willis, Rosamund Pike, James Cromwell, … Sortie le 28 octobre 2009. 1h25.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles (Aucune note)
Loading ... Loading ...