
300, un film réalisé par Zack Snyder, avec Gerard Butler, Lena Headey, Rodrigo Santoro, David Wenham, Vincent Regan, etc. Adapté du comic book de Frank Miller, ce film américain dure 1H55 et est interdit aux moins de 12 ans. Vu jeudi matin, en VO, à l’UGC CinéCité des Halles, avec un choupinou assis devant moi.
Le pitch :
Adapté du roman graphique de Frank Miller, 300 est un récit épique de la Bataille des Thermopyles, qui opposa en l’an – 480 le roi Léonidas et 300 soldats spartiates à Xerxès et l’immense armée perse. Face à un invincible ennemi, les 300 déployèrent jusqu’à leur dernier souffle un courage surhumain ; leur vaillance et leur héroïque sacrifice inspirèrent toute la Grèce à se dresser contre la Perse, posant ainsi les premières pierres de la démocratie.
L’avis : 5/10
Je dois d’abord vous avouer qu’il y a de ça une semaine ou deux, après avoir vu la bande-annonce et entendu parler d’un massif engouement pour ce film, j’avais prévu de vous faire une petite note vous disant qu’il ne fallait surtout pas aller voir ce film, au nom de la justice et de la liberté (ça sonne juste bien, ne cherchez pas de lien), parce que la bande annonce m’avait effrayée.
Oui bon, d’accord, j’ai bien fait de ne pas le faire. J’ai craqué ce matin pour le seul film qui me motivait à ne pas rentrer me coucher tout de suite, et je ne crois pas vraiment regretter, mais si j’y allais dans l’espoir de pouvoir me faire les crocs sur un mauvais film, ce qui m’amuse considérablement plus que de dire “ouais, c’était sympa”. Si on peut pas être un peu cynique et caustique de temps en temps, ça sert à rien de faire des critiques. Je suis pas Studio non plus
Bon alors, quand même, le film déchire. Les tympans, juste. Le seul truc formidable, c’est bien la bande son : des sons graves, le moindre cheval qui apparait et qui fait un bruit de tremblement de terre, des voix hurlantes et viriles comme jamais on en entend, une bande originale qui gueule à fond. C’est un film tout en sonorité, ça camoufle les images étranges qui ressemblent à s’y méprendre à Sin City, à savoir un esthétisme assez particulier, à la fois adoucit et faussement réaliste. Dur à décrire.
L’histoire est ce qu’elle est, en soi le film n’a rien d’extraordinaire, y’a 300 pédés au torse luisants et aux abdominaux comme jamais je n’en aurais qui arrivent à eux seul à repousser toute une armée d’handicapés dirigés par un travelo mégalomane. Il y a beaucoup de sang, beaucoup de morts, des cris, encore du sang, des membres découpés, du sexe, du pouvoir, etc. La recette habituelle.
Disons que j’en ai eu plein les oreilles. A défaut d’avoir trouvé ça intéressant.


