
L’élégance du hérisson, second roman de Muriel Barbery. Paru chez Gallimard en édition brochée en janvier 2007, le livre fait 359 pages et coute 20€.
Résumé éditeur :
“Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.”
“Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.”
L’avis : 9,5/10
C’est assez extraordinaire tout de même cette capacité qu’a un livre, un parmi tant d’autre, de nous fasciner au point de ne pas vouloir le poser avant d’en avoir tourné la dernière page. Cet emballement du lecteur, cette soif de tourner les pages encore et encore, d’ingérer l’histoire, de vouloir lire toujours plus vite pour savoir ce qui va se passer après, je n’y trouve pas d’autre explication que celle des livres réussis.
L’élégance du hérisson est un livre ô combien réussi ! Son effet fut incroyable. Certes les premières pages instaurent une ambiance très intellectuelle, vaguement étouffante et ma foi, surprenante. On pose le décors, on découvre Mme Michel, la concierge du 7 rue de Grenelle, et on découvre Paloma, 12 ans, fille d’un des propriétaire de l’immeuble en question.
On se retrouve confronté à plusieurs émotions, face à la lecture de cet excellent roman. J’ai rit, beaucoup, des formulations et expressions employées par Muriel Barbery. Assurément, il y a beaucoup de reflexions dans ce livre, sur la société, les rapports humains, sur le monde des adultes, le monde des riches. C’est un ouvrage très intéressant, plein de bonnes reflexions. Une sorte de Monde de Sophie écrit dans le style d’Amélie Nothomb.
J’ai senti une sorte de tristesse, sur la fin de l’histoire, cette tristesse de savoir que les dernières pages se tournent et que, avec elles, cette avidité de lecture disparaîtra. On quitte les personnages qu’on a cotoyé pendant la nuit, on est triste de les voir partir avec les émotions qu’ils ont suscité en nous.
Une magnifique roman, à lire. Vraiment.
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