Die Hard 4 : retour en enfer, un film de Len Wiseman, avec Bruce Willis, Justin Long (“Hello, I’m a Mac !”), Timothy Olyphant, Cyril Raffaelli, Maggie Q, … Sorti en France le 4 juillet 2007, ce blockbuster américain dure 2h20. Vu lundi midi à l’UGC des Halles en VO.

Le pitch :

Pour sa quatrième aventure, l’inspecteur John McClane se trouve confronté à un nouveau genre de terrorisme. Le réseau informatique national qui contrôle absolument toutes les communications, les transports et l’énergie des Etats-Unis, est détruit de façon systématique, plongeant le pays dans le chaos. Le cerveau qui est derrière le complot a tout calculé à la perfection. Ou presque… Il n’avait pas prévu McClane, un flic de la vieille école qui connait deux ou trois trucs efficaces pour déjouer les attaques terroristes.

L’avis : 9/10

“Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh je veux le voir” fut le hurlement compulsif qui m’échappa la première fois que j’ai visionné la bande-annonce sur Allociné (en HD s’il vous plait !). Depuis Die Hard 1, Piège de Cristal, en 1988, vu quelques années plus tard pour le film cinéma du dimanche soir de TF1 (parce qu’en 1988 j’avais 4 ans, faut pas abuser, j’étais encore devant Bambi à l’époque !), j’ai vu 58 minutes pour vivre et Une journée en enfer, ce qui constitue les trois premiers volets de la saga Die Hard. Et j’ai toujours, mais toujours, trouvé ça génial ! Die Hard, c’est ma madeleine de Proust du film d’action, que je regardais sous l’oeil bienveillant de mon père, et courroucé de ma mère, qui disait que je ferais mieux d’aller me coucher que de regarder ces débilités, parce que j’avais école le lendemain.

Alors forcément, Die Hard 4, vous pensez bien, j’allais surtout pas rater ça, au cinéma en plus ! Je mets 9 pour pas mettre 10, parce que quand même faut pas déconner, mais c’est le genre de film que je trouve bandant au possible. C’est sur, on est loin du cinéma intellectuel et réfléchi, loin du cinéma français, du cinéma d’auteur, du cinéma qui fait convulser les critiques de Télérama parce que c’est engagé, intellectuel et de gauche. Non, Die Hard 4, c’est un film fait pour les lecteurs de Studio, un film qui va plaire à ceux qui aiment Taxi et Les Bronzés, et qui plait aussi à tout un tas de gens qui aiment tout un tas de genre de films, dont celui là.

Vous faire un tableau simple du film ? Dites-vous juste que c’est deux heures vingt d’explosions, de fusillades, d’appartements qui explosent, de mecs qui meurent, de sang qui gicle, d’hélicoptère qui se fait percuter par une voiture, d’avion de chasse qui joue contre un poids lourd sous une route surélevée, de traquage informatique qui fera rêver tous les ados qui piratent les comptes email de leurs lycée et rêvent de hacker la CIA un jour, de petites piques verbales très “John McClane style”, bref, deux heures vingt de bonheur pour les yeux et les oreilles, et arrive presque un moment ou on se dit “rahhhhh j’en veux encore”.

On sort de la salle les yeux rouges, la bave au coin des lèvres, le cerveau toujours en mode veille. On tremble un peu, c’est normal, l’adrénaline retombe. Et puis, comme après le sport, comme après l’amour, on se dit qu’on va se manger un truc parce que, putain, ça creuse toutes ces émotions…

Je dois encore vous convaincre d’y aller ?